Martine LECOUVREUX

 

 

 

Elle est descendue de son éperon cévenol traînant le soleil derrière elle,
  nuages et moutons confondus dans la queue de comète de son sillage.
 Au chevet du château de Salgas, elle a posé l'héritage du ciel
 et retrouvé la terre, humide de l'offrande de l'eau.
 Là, elle lance sur toiles et cartons les noces panthéistes de la pierre et du vent
 où les espaces échevelés des causses entraînent troupeaux et chevaux sauvages,
 où les nuages blancs colmatent les gorges profondes.
 Et voici que dans cette thébaïde calmée, à l'intime secret de la pierre lézardée,
 vient se lover la femme, vient surgir la grâce
 et que Martine célèbre a côté du cadre cosmique d'une nature prodigue de beauté,
 l'épiphanie des formes, de la peau, des cluses et des secrets du corps de la femme
 dans une quête complémentaire
 où elle explore de l'œil comme elle gravit les serres.

 


 Louis Aldebert


 

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